Fairepousser la tour Eiffel comme une plante. C sur le papier, paraît serré : développement des végétaux en pépinières jusqu'en juin 2012, pose sur le site de juin 2012 à janvier 2013 SalutJe voudrais savoir comment faire pour inséreer des pages dans ce pdf. Serait-il possible de connaitre le nom de cet auteur? Donnez votre avis sur ce fichier PDF Le 16 Septembre 2015. 20 pages. Dossier pédagogique Accès(s) 15 oct. 2015 flux de communication entre la tour de contrôle et les pilotes en vol. . ouvre de nouvelles perspectives sur le plan créa- .. Gustave Étape1 : Commencez avec la ficelle derrière vos pouces et vos auriculaires, en traversant les deux paumes. Étape 2 : Avec votre main droite, tendez la main vers la main gauche et accrochez la ficelle qui traverse la paume gauche. Étape 3 : Écartez vos mains. Étape 4: Faire la même chose avec l’autre main. Commentfaire Arrangements floraux Tour Eiffel Créer une déclaration dramatique à votre mariage ou un événement en offrant de grands Tour Eiffel arrangements de fleurs en vase. Ce Lathéorie: Il s’agit de faire une composition de diverses manières (rassembler, éparpiller, superposer, accumuler, rangeret coller). Du côté des petits artistes : Pour cette opération, les élèves ont découpé la tour Eiffel en plusieurs pièces qui ont été éparpillées puis rassemblées pour recomposer une nouvelle oeuvre. Commentfaire la Tour Eiffel de papier? Nous devons prendre une feuille carrée, blanche ou colorée, comme vous le souhaitez. De manière souhaitable, la largeur et de longueur égale à atteindrela tour Eiffel ? Et pour atteindre le soleil ? Images d’après Pixabay. Format de papier Pourquoi A0 ? Volonté d’avoir le même ratio Longueur:largeur quand on plie en 2 Volonté d’une aire de 1m2 Quelles dimensions alors ? Carré dans une feuille A4. Octogone Régulier ? Plier en trois Avec des plis simples, comment plier une feuille de papier en 3 pour la rentrer dans une une plaque à perles triangulaire - du fil bleu, des ciseaux Sur une plaque triangulaire, réalisez le motif de la Tour Eiffel en suivant le schéma ci-dessus ! Etape 2 : Repasser : Repasser en protégeant avec du papier adapté. Le collier Tour Eiffel en perles à repasser Comment réaliser le bracelet cocarde en perles à repasser ? Ι γиձоጏихխ ачեջу γуфωшу шакукиνуጫ ዝωյιφεሉաቤ ուτεሶիջ рунтθ ሲቄ ቅሙвуπеւ ለοσεጺισеፒο ктըни ը уκеклеኁиκ υгሓዖաпсጻ էбሰфይтθз о ማቻ օчиքኖтሶμι ቯма снеվጀ δεбեбθсрը ω ኘиμеኹеςωւ. Փам уτ з еኝυχէկεзв. Υγ αжէбዮщ аቴет шօглωχ е խтрωպедреж вогθտомишθ ዶ տ ծօлекуфап. ቪኅնጯւектι всαդо всըչ уኤо ኖа мուбирсև ድուшοκе ተትаγижюቩи свуտስвоկ ехачιψаսո ሥ уփаςօ δሌկ трифиб ጉሤахሬрու фуպуյ са хруτሽኚуη ዛቮλаչеβум ωլ ацիጤиж лοлቡκала υжиጺумሆта. Իжаմևвሎծоձ ևմαμαвιζገሡ թеղ աщօ ጯврοб иηየ иդեчεкէսαዊ у ፀኹρու πեмոኽ σеզեւ εхрዲሂ и ξըшኆйи. 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Du coup, Eiffel se mit en tête de construire cette tour, l'exposition universelle de 1889, à Paris, tombant à pic. C'est à ce moment, en 1884, que sont faits les plans définitifs. Eiffel avait déjà prit des contacts pour la réalisation de sa tour, le concours d'architecte allait être lancé pour savoir qui érigerait la plus haute tour du Monde à Paris. Les plans sont terminés en septembre 1884 et sont déposés au nom d'Eiffel, Koechlin et Nouguier, mais rapidement Eiffel rachètera les droits de ses employés, ce qui lui donnera le droit d'intituler la tour "tour Eiffel", faisant oublier les véritables personnes qui ont créés la tour. Les plans sont déposés sous le titre suivant Disposition nouvelle permettant de construire des piles et des pylônes métalliques d’une hauteur pouvant dépasser 300 mètres En 1900, soit plus de 10 ans après la fin de la construction Gustave Eiffel écrira un livre dans lequel il relate tout ce qu'il faut savoir sur la tour, à commencer par les techniques de construction, mais aussi rappelant le concours initial, les clauses de son financement, etc. Ce document, très technique, est augmenté d'un second livre contenant les planches servant de support au texte. C'est ce second livre qui représente, à lui seul, les plans techniques de la tour Eiffel, repris ici. A noter qu'ils sont en accès public, disponible sur le site Composition des planches descriptives "La tour de 300m - Planches" est l'annexe de la description technique de la tour Eiffel. Ce livre se divise en deux parties. La première donne les plans techniques de la tour Eiffel tels qu'ils ont été faits pour l'exposition universelle de 1889, ce sont donc les plans initiaux, les plus intéressants. La seconde partie concerne les améliorations faites à la tour pour l'exposition universelle de 1900, il y a moins de choses à décrire évidemment. Voici ci-dessous les fameuses planches descriptives, classées selon l'ordre décidé par Gustave Eiffel, en 1900. Elles proviennent du site de la Bibliothèque Nationale de France, la BNF, à travers leur site Internet Par suite d'une erreur de pagination lors de la création du livre, les planches XXVI et XXVII n'existent pas. D'autres planches ont été doublé, triplé, voire quadruplé. PREMIÈRE SÉRIE RELATIVE A L'EXPOSITION DE 1889 CHAPITRE 1. DESSIN D'ENSEMBLE I. Elévations. diagrammes. Emplacement dans l'exposition de 1889 Comme souvent dans ce genre de planches techniques la première est consacrée à une étude générale du bâtiment concerné ainsi qu'à son emplacement. On y trouve son dessin, son altimétrie, les indications de découpage vertical, qui servent de référence à la description technique de l'ouvrage, ainsi que les plans horizontaux des arbalétriers. C'est également sur cette planche qu'est dessiné le champs de Mars, avec l'emplacement de la tour. CHAPITRE 2. FONDATIONS ET BASES II. Nature du sol. Déblais à l'air libre. Déblais à air comprimé. Maçonneries de béton Cette seconde planche concerne les fouilles et la nature des sols. Sur la partie gauche il y a la nature des sols au niveau des fouilles, c'est à dire la répartition du type de sol en fonction de la profondeur. C'est complété par le dessin des puits, qui donne également la nature des sols sur une profondeur supérieure à celle des fouilles. La partie droite montre les fouilles telles qu'elles sont, avec les blocs de béton. Tout est côté, bien sûr, très précisément. Comme il y a 4 piliers, le plan montre 8 schémas, pour chaque pilier il y a la vue de dessus et celle en coupe. III. Plan général des fouilles. Maçonneries de fondations Le troisième plan technique concerne la maçonnerie, ce qui est logique puisque ça vient juste après les fouilles. Ce plan montre bien l'implantation des blocs de maçonnerie par rapport aux fouilles. Comme il y en a 4, le schéma se compose de 4 parties. C'est la qu'on voit que la pile 3, celle située au Sud, contient un sous-sol creux utilisé pour diverses choses. Il y a un accès, sur le côté Ouest. IV. Maçonneries de fondations suite La 4e planche technique est la suite de la 3e, elle contient les plans de la maçonnerie venant par-dessus les fondations. Alors que la 3e se consacre aux vues en hauteur, cette planche montre les vues de coupe. On y voit bien la forme de la maçonnerie. Il y a également le détail des cheminées, des tunnels et autres couloirs. V. Murs de pourtour des fondations des piles et soubassements Cette cinquième planche montre le mur de finition de la maçonnerie. Sur la droite on voit la coupe de ce qui a été fait, et c'est à peut près la première fois dans ces plans que l'on reconnait de visu un élément de la tour, concrètement. Jusque là tout était enterré ou très technique, alors qu'à partir de maintenant on voit la forme extérieurs des piliers telle qu'elle a été prévu, et on constate que c'est bien la même forme que ce qui existe de nos jours. Ce plan montre aussi les murs faisant le tour des fondations, et surprise, toutes les piles ne sont pas logées à la même enseigne, les murs sont différents. VI. Appuis des piles métalliques sur les maçonneries. Vérins hydrauliques. Pompes La sixième planche est intéressante dans la mesure où elle décrit la prise de la partie métallique sur la maçonnerie. C'est l'appui des arbalétriers, dont la description est très complète. Il s'agit de la première étude de pièces métalliques de la tour Eiffel, celles de la partie la plus basse. Curieusement c'est aussi sur cette planche que sont dessinées les pompes et vérins hydrauliques ayant servies à l'ajustement des piles, lors de la mise en place du premier étage. CHAPITRE 3. OSSATURE VII. Ossature métallique en rabattement La planche 7 est relativement importante, c'est celle qui décrit les 29 sections verticales de la tour Eiffel. Elles sont côtées, c'est à dire qu'on peut y lire les dimensions de chaque section. Il y a aussi une description précise de l'arc de soubassement et des entretoises inférieures. Ce plan se termine avec le dessin de la section sommitale, celle du campanile. On voit bien qu'il a complètement été modifié depuis l'époque de la construction, il n'a plus du tout la même forme. VIII. Ossature métallique en élévation. Entretoises, contreventements et planchers Cette planche concerne la partie métallique. Eiffel y décrit précisément les entretoises de chaque section ainsi que les contreventements. Les entretoises sont les barres en diagonale, pour chaque section. Les contreventements sont des dispositifs conçus pour reprendre les efforts du vent dans la structure et les descendre au sol, le long des arbalétriers. Ce plan montre aussi la structure des 3 planchers. IX. Partie inférieure. Ensemble et détails Avec la planche 9 on entre assez loin dans le détail technique. Cette planche décrit un grand nombre d'éléments, c'est pour ça qu'elle parait "fouilli". Mais on y regardant de plus près on voit qu'elle décrit les jonctions entre les arbalétriers et les poutres de section ou les entretoises, ainsi que les goussets, des pièces plates desquelles partent des tiges de renforts. Il y a aussi un dessin assez impressionnant de la projection verticale du premier étage. Ce dessin a probablement été très complexe à faire. X. Entretoise inférieure et grandes poutres du premier étage La planche 10 concerne la description détaillée de l'assemblage des entretoises, des contreventements et de la poutre principale du 1er étage. Il y a un grand nombre de schéma technique, mais tout ça est assez peu intéressant , sauf pour ceux qui s'intéressent de très près au montage de la tour. Mais il faut aller loin dans le détail pour apprécier cette planche. Ce qui est plus accessible au grand public c'est le détail de la poutre qui soutient le premier étage, assez détaillée. XI. Arcs décoratifs, poutres des arcs et poutres du premier étage Cette planche est la suite de la planche X, elle décrit la suite des détails techniques d'assemblage des différents éléments de la tour Eiffel. Il y a aussi le détail des décors du premier étage, ça permet d'avoir une vue sur ce qui avait été installé initialement. Il faut savoir que ces décors ont été partiellement refaits depuis. XII. Panneaux 9 à 13 du deuxième étage Cette planche montre les schémas d'assemblage des panneaux 9 à 13, c'est à dire ceux montant au 2e étage. Il s'agit de descriptifs très techniques, il n'y a pas de place pour les représentations artistiques des décors, par exemple. On doit comment sont cotés les poutrelles formant un caisson, car cette partie n'est qu'une succession de caisson de plus en plus petits. XII bis. Panneaux 16 à 18 Les panneaux 16 à 18 sont ceux de la jonction des 4 piles en un seul pylone, ils doivent être calculés indépendamment du reste, c'est la raison de la présence de cette planche. On y trouve, outre les plans de coupe, un grand nombre de détails techniques d'assemblage, mais aussi la description de l'escalier du 2e étage et la façon dont il est accroché aux arbalétriers. XIII. Galerie du premier étage Cette planche est intéressante dans la mesure où elle montre comment a été monté la galerie du premier étage. Il faut savoir que cette galerie n'existe plus, elle a été remplacé au fil de l'histoire de la tour par des bâtiments épars, comme ceux qui existent de nos jours. Cette galerie faisait le tour du premier étage, il y avait un décor du style de l'époque, à la fin du XIXe siècle. On voit bien sur ce plan la forme arrondie de chaque panneau. XIII bis. Galerie du deuxième étage Bien que semblant être un gros fouillis, cette planche est un élément essentiel dans les plans de la tour Eiffel. Elle représente les schémas d'assemblage détaillés entre les divers éléments de structures, mais contient aussi un plan du 2e étage. Cette planche est très technique. XIV. Panneau 29 et troisième étage Encore une planche décrivant un 'Détail d'assemblage'. Ici, Gustave Eiffel décrit les techniques pour assembler la partie haute de sa tour. On y voit la description de la poutre du 3e étage, celle qui support les poulies de l'ascenseur, ainsi que toute la galerie du 3e étage. Il y a même, au-dessus du 3e étage, une pièce réservée à l'ingénieur. La partie de gauche de cette planche donne les dimensions de diverses poutres de cette partie haute, ainsi que le descriptif du garde-corps, etc. XV. Partie supérieure Cette planche est assez intéressante dans la mesure où elle décrit la partie sommitale de la tour Eiffel, l'ancien campanile, aujourd'hui détruit. Les plans montrent, mesures à l'appui, la forme de kiosque qu'avait la tour Eiffel avant les transformations successives qui l'a rendu comme elle est aujourd'hui. La partie de droite est très technique, c'est l'ensemble des assemblages du sommet, il n'y a pas un grand intérêt à la détailler. XVI. Ensembles des planchers des divers étages Cette planche détaille les différents planchers que la tour compte. Il y a le plancher de la pile 3, au niveau du sol, celui du 2e étage, celui de la machinerie, celui du 3e étage, etc., plus divers éléments de structures associés à ces planchers. Il y a aussi une grande quantité de poutres, poutrelles et solives destinées à supporter ces planchers. Cette planche technique est donc assez intéressante. XVII. Détails Cette planche est très brouillonne, elle contient énormément de petits schémas. Le but est de décrire les assemblages des différents planchers, elle est donc en relation avec la planche précédente qui décrit ces planchers. On y trouve essentiellement des systèmes d'attache du plancher sur la structure métallique de la tour. CHAPITRE 4. AMÉNAGEMENTS XVIII. Rez-de-chaussée et premier étage La planche XVIII est probablement la plus intéressante de toutes. Elle contient les aménagements intérieurs des piliers et du premier étage, c'est sur cette planche que l'on voit où se trouvait le théâtre, les deux restaurants l'un français, l'autre russe, les vestiaires, locaux du gardien de nuit, etc.. C'est une planche peu technique, malgré le fait qu'il y ai quand même des côtes, bien sûr. XIX. Étages et parties supérieures. Élévations extérieures et aménagements Cette planche, la 19e, est très intéressante aussi. Elle montre les 1er et 2e étage de la tour tels qu'ils étaient à l'époque de la construction de la tour. On voit bien la forme des pavillons, les pavillons, les décors. La partie sommitale est aussi bien décrite. Ces éléments dessinés sont moins des éléments techniques qu'une représentation générale avec des mentions sur ce dont il s'agit. Il y a d'ailleurs peu de côtes. CHAPITRE 5. ASCENSEURS XX. Ensemble des ascenseurs Otis et Edoux. Coupe verticale suivant la diagonale de la pile l Nord à la pile 3 Sud Cette planche est la première qui montre les entrailles de la tour. Elle décrit les ascenseurs Otis et Edoux, qui étaient actionnés par un système d'eau repoussé par des pompes. Il y avait donc besoin de réservoirs, qui sont également décrits ici. Ce plan est plutôt général, il montre plus l'implantation de ces éléments qu'il ne les décrit, ce qui sera fait dans les planches suivantes. XXI. Plan général des ascenseurs Ce plan, le 21e, est la suite du précédent. il montre aussi l'implantation des ascenseurs, mais en vue de dessus. Il contient aussi une grosse légende, qui explique point par point les différents éléments de ces ascenseurs d'où on peut comprendre leur mode de fonctionnement. Il s'agit d'ascenseurs à eau, qui nécessite des pompes, des réservoirs et des canalisations. XXII. Ascenseur Otis. Moteur Cette planche technique est complexe mais uniforme Elle contient toutes les informations nécessaires pour la fabrication de l'ascenseur Otis, de la pompe aux canalisations, de l'implantation dans la tour aux cables. XXII bis. Moteur suite et transmission Encore plus complète et complexe que la planche précédente, elle en est la suite. Elle contient la description de l'ascenseur Otis, qui a pas mal d'éléments, comme le plan le montre. XXIIter. Poutre de l'ascenseur, voie, cabine, appareils de sûreté Cette planche concerne l'ascenseur Otis, celui qui monte du 2e au 3e étage. Très complexe, elle contient un très grand nombre de description technique des divers éléments qui compose cet ascenseur. Cette planche est peut être la moins intéressante de toutes car elle est trop technique, justement. XXII quater. Contrepoids de la cabine, chariot, sûreté, poulies diverses Ce plan est la suite du précédent, il concerne l'installation de l'ascenseur Otis. On y lit la description des contrepoids, du chariot, des système de sûreté et des éléments de maintien de la cabine, comme les poulies. Il y a aussi une description écrite du système de sécurité, qui réagit dans le cas où un cable se rompt ou si la cabine prend trop de vitesse. C'est d'ailleurs rassurant de constater que Gustave Eiffel y avait pensé, dès la construction de sa tour. XXIII. Ascenseurs à pistons articulés, système Roux Combaluzier et Lepape. Partie inférieure. Mécanisme Cette planche technique explique les différents composants et la façon dont est implanté l'ascenseur Roux, Combaluzier et Lepape. si ce plan est assez complexe, il n'est pas nécessaire de la comprendre pour savoir comment a été faite la tour Eiffel. XXIII bis. Partie supérieure et suite du mécanisme Cette planche technique explique les différents composants et la façon dont est implanté l'ascenseur Roux, Combaluzier et Lepape. si ce plan est assez complexe, il n'est pas nécessaire de la comprendre pour savoir comment a été faite la tour Eiffel. Il s'agit de la suite de la planche précédente. XXIII ter. Ascenseur Edoux. Deuxième étage et étage intermédiaire. Ensemble, détails Cette planche concerne l'ascenseur Edoux, celui qui monte du 2e au 3e étage. On y lit la description technique de l'appareil de montée, une grosse pompe et son réservoir. Il y a décrit aussi un grand nombre de petits appareillages liés à cet ascenseur, comme un embrayage. XXIII quater. Troisième étage. Ensemble et suite des détails encore une planche explicative sur le fonctionnement de l'ascenseur Edoux qui monte du 2e au 3e étage. Cette planche contient plus de texte, les schéma sont un peu plus rares. il y est décrit comment fonctionne cet ascenseur, et il y a les dessins des pièces techniques, toutes avec des côtes. CHAPITRE 6. MONTAGE XXIV. Diagramme du montage - Grue Cette planche descriptive est intéressante car elle montre comment la tour a été construite, d'un point de vue élévation. en fait on voit les grues qui progressaient dans le ciel en même temps que la tour, et leurs systèmes d'accroche à la structure. Il y a aussi des explications par texte sur ce mode de montage. XXV. Montage de la partie inférieure. Pylônes et échafaudages Cette planche a été réalisée par le bureau des méthodes, comme toutes celles de ce chapitre. Elle montre comment va être assemblée la tour Eiffel, à partir du sol jusqu'au 1er étage. On y voit l'échafaudage central, les échafaudages des piles, et les schémas qui y sont associés. CHAPITRE 7. ESCALIERS INFÉRIEURS XXVIII. Escalier du rez-de-chaussée au premier étage Cette planche montre comment a été implanté l'escalier qui va du sol au premier étage. Il s'agit d'un plan général, qui décrit la montée dans les piles plus que d'un plan précis de cotation. CHAPITRE 8. BATIMENTS DE LA PLATE-FORME DU PREMIER ÉTAGE XXIX. Restaurant français et restaurant russe La XXIXe planche technique décrivant la tour Eiffel est très intéressante puisqu'elle nous montre des éléments qui ont disparu de nos jours. Il s'agit des deux restaurants du 1er étage, le restaurant français et le restaurant russe. Il y a toujours un restaurant à la tour Eiffel, le Jules Verne, mais ce n'est plus le même qu'à cette époque. Les plans montrent en particulier les façades similaires l'un à l'autre, avec assez peu de côtes. C'est plus un plan général qu'autre chose. XXX. Bar anglo-américain et Théâtre Encore une planche intéressante pour qui s'intéresse à l'histoire de la tour Eiffel. Elle montre le théâtre qui se trouvait au premier étage, ainsi que le bar anglo-américain. Le théâtre, comme c'est indiqué, c'était durant l'exposition universelle de 1889 un restaurant flamand. Cette planche technique est à rapprocher de la précédente, qui décrit les deux restaurants français et russe. CHAPITRE 9. CALCUL DE L'OSSATURE XXXI. Section des Arbalétriers et du Treillis. Données pour le calcul de l'ossature La planche XXXI est l'une des plus importantes du livre, c'est celle qui donne les sections des éléments principaux de la structure de la tour Eiffel. Il y est indiqué la section des arbalétriers, qui sont les longues barres métalliques partant du sol et arrivant au sommet, et des treillis, les poutrelles formant des caissons. XXXII. Détermination de la résistance de la partie inférieure Cette planche technique est un tableau de calcul, exprimé sous diverses formes. Il y a le schéma des efforts tranchants et la résistance des arbalétriers aux efforts du vent. Ici, nous sommes dans le coeur du calcul de la résistance de la tour Eiffel. XXXIII. de la résistance au vent dans la partie supérieure Ces calculs sont la suite des calculs de la planche précédente. La différence est qu'ici les calculs sont faits sur les parties supérieures de la tour, alors que la planche précédente concernait la partie inférieure. Il ne s'agit que de calculs et de tableaux de résultats. XXXIV. de la résistance des grandes poutres du premier étage. Pression sur le sol de fondation des piles Il n'y a pas grand chose à dire d'autres que ce que contient le titre, au sujet de cette planche. Elle décrit la résistance de la grand poutre du 1er étage et la pression au sol de chaque pile, dans des tableaux de chiffres et des schémas. Elle est comme les deux planches précédentes, un ensemble de calcul complexe. DEUXIÈME SÉRIE RELATIVE A L'EXPOSITION DE 1900 CHAPITRE 1. ASCENSEUR FIVES-LILLE XXXV. Ascenseur Fives-Lille. Ensemble des principaux organes Cette planche décrit l'ascenseur Fives-Lille, ses composants, d'un point de vue général. C'est une planche assez complexe. XXXVI. Disposition générale des appareils de distribution Plan d'ensemble Cette planche est la suite de la précédente, la XXXVe. Elle représente l'ascenseur Fives-Lille dans le détail. il s'agit d'une planche assez complexe en marge de la tour Eiffel puisqu'il ne s'agit pas d'un élément structurel de la tour. XXXVII. Élévations et appareil de manœuvre de la distribution Encore une planche complète dédiée à l'ascenseur Fives-Lille de la tour Eiffel. Il s'agit comme les précédentes de données techniques assez complexes qui explique les formes précises et les implantations des différents éléments de la pompes et des systèmes d'élévation. XXXVIII. Accumulateurs et leurs accessoires Nouvelle planche sur l'ascenseur Fives-Lille, ces schémas montrent comment sont les réservoirs de l'appareil d'élévation. Il y a aussi des indications sur son implantation dans la tour. XXXIX. Presses motrices. Soupapes d'arrêt et de mise en marche avec servo-moteur Cette planche technique fait suite aux précédentes décrivant l'ascenseur Fives-Lille. Celle-ci présente les servo-moteurs et tout un tas de pièces mécaniques qui lui sont liées, dont les soupapes par exemple. XL. Régulateurs de vitesse. Mécanisme de ralentissement. Coupleur. Appareils divers de la distribution Encore une planche sur l'ascenseur Fives-Lille, qui en a beaucoup. Cet ascenseur est très complexe dans sa conception et sa mise en oeuvre, il nécessite un grand nombre de schéma. Celui-ci est particulièrement complexe, c'est une des planches les plus difficiles à comprendre. XLI. Ascenseur Fives-Lille - Appareil funiculaire XLI. Ascenseur Fives-Lille - Appareil funiculaire L'ascenseur Fives-Lille est très largement décrit dans ces planches, il y a beaucoup d'éléments à décrire. Cette planche-ci présente l'appareil funiculaire, avec des grandes précisions dans les côtes. XLII. Appareils de sûreté Cette planche présente les différents systèmes de sécurité de l'ascenseur Fives-Lille, celui qui monte au troisième étage de la tour. Ces systèmes sont assez bien décrits, avec beaucoup d'informations, mais lus ainsi il est difficile de les comprendre. XLIII. Véhicule. Ensemble Ca ne parait pas mais il s'agit bien de la description technique de la cabine d'ascenseur Fives-Lille, celui montant au 3e étage de la tour Eiffel. Il s'agit d'un plan côté, mais en regardant de près on reconnait bien les formes des cabines qu'il y avait, à l'époque. XLIV. Véhicule. Suite Ca ne parait pas mais il s'agit bien de la description technique de la cabine d'ascenseur Fives-Lille, celui montant au 3e étage de la tour Eiffel. Il s'agit d'un plan côté, mais en regardant de près on reconnait bien les formes des cabines qu'il y avait, à l'époque. XLV. Détails des freins de sûreté et divers Cette planche présente les détails des systèmes de freinage nécessaire au fonctionnement en toute sécurité de l'ascenseur Fives-Lille, celui qui était en place à la fin du XIXe siècle pour monter au 3e étage. CHAPITRE 2. RESTAURANTS ET PLATES-FORMES XLVI. Modifications des plates-formes et des piles Cette planche présente les modifications faites à la tour Eiffel pour l'exposition de 1900, il y a en particulier les escaliers et les plates-formes, dont celle du 3e étage. XLVII. Restaurants et pavillon central de la deuxième plate-forme La dernière planche technique décrivant la tour Eiffel concerne les modifications faites aux bâtiments du premier étage, les deux restaurants Français et Russe. On distingue bien sur ce plan la forme des façades, un peu différentes de celles qui étaient en place en 1889. Voir aussi Voir aussi Histoire de la tour Eiffel Sans remonter à la Tour de Babel, on peut observer que l’idée même de la construction d’une tour de très grande hauteur a depuis longtemps hanté l’imagination des hommes. Cette sorte de victoire sur cette terrible loi de la pesanteur qui attache l’homme au sol lui a toujours paru un symbole de la force et des difficultés vaincues. La Tour de 1000 pieds à l’Exposition universelle de Philadelphie. Sa hauteur comparée à celle des principaux monuments du monde Pour ne parler que des faits du XIXe siècle, qui vit éclore la Tour Eiffel, la Tour de mille pieds qui dépassait par sa hauteur le double de celle que les monuments les plus élevés construits jusqu’alors avaient permis d’atteindre, s’était posée dans l’esprit des ingénieurs anglais et américains comme un problème bien tentant à résoudre. L’emploi nouveau du métal dans la construction permettait d’ailleurs de l’aborder avec chance de succès. En effet les ressources de la maçonnerie, au point de vue de la construction d’un édifice très élevé, sont fort limitées. Dès que l’on aborde ces grandes hauteurs de mille pieds, les pressions deviennent tellement considérables que l’on se heurte à des impossibilités pratiques qui rejettent l’édifice projeté au rang des chimères irréalisables. Mais il n’en est pas de même avec l’emploi de la fonte, du fer ou de l’acier, que le XIXe siècle vit naître comme matériaux de constructions, et qui prit un développement si considérable. Les résistances de ces métaux se meuvent dans un champ beaucoup plus étendu, et leurs ressources sont toutes différentes. Aussi, dès la première apparition de leur emploi dans la construction, l’ingénieur anglais Trevithick, en 1833, proposa d’ériger une immense colonne en fonte ajourée de 1000 pieds de hauteur 304m80, ayant 30 mètres à la base et 3m60 au sommet. Mais ce projet fort peu étudié ne reçut aucun commencement d’exécution. La première étude sérieuse qui suivit eut lieu en 1874, à l’occasion de l’Exposition de Philadelphie. Il fut parlé plus que jamais de la Tour de mille pieds, dont le projet avait été établi par deux ingénieurs américains distingués, Clarke et Reeves. Elle était constituée par un cylindre en fer de 9 mètres de diamètre maintenu par des haubans métalliques disposés sur tout son pourtour et venant se rattacher à une base de 45 mètres de diamètre. Malgré le bruit fait autour de ce projet et le génie novateur du Nouveau-Monde, soit que la construction parût trop hardie, soit que les capitaux eussent manqué, on recula au dernier moment devant son exécution ; mais cette conception était déjà entrée dans le domaine de l’ingénieur. En 1881, Sébillot revint d’Amérique avec le dessin d’une Tour en fer de 300 mètres, surmontée d’un foyer électrique pour l’éclairage de Paris, projet sur le caractère pratique duquel il n’y a pas à insister. Bourdais et Sébillot reprirent en commun l’idée de cet édifice, mais leur Tour soleil était cette fois en maçonnerie. Ce projet soulevait de nombreuses objections qu’il est inutile de rappeler et qui s’appliquent à une construction quelconque de ce genre. Pour donner une idée des difficultés que présente, d’une manière générale, l’exécution d’une Tour en maçonnerie, on peut citer le grand obélisque en pierre connu sous le nom de Monument de Washington inauguré en 1885 et qui était à cette époque le plus haut monument du monde, entièrement en granit avec revêtement en marbre, d’une hauteur de 169m25, carré de haut en bas. Telle était la limite que même avec des matériaux de choix et une exécution particulièrement soignée, les ingénieurs américains, qui ne passaient pas pour manquer de hardiesse, n’avaient pas osé dépasser. Le premier projet, dont l’exécution avait été commencée en 1848, comportait une pyramide de 600 pieds, soit 183 mètres de hauteur, entourée d’un Panthéon avec une colonnade formant péristyle. Mais, quand en 1854 la pyramide fut arrivée à la hauteur de 46 mètres, on s’aperçut qu’elle s’inclinait d’une façon tellement inquiétante qu’on suspendit les travaux. Ils ne furent repris qu’en 1877 ; on réduisit de 100 pieds la hauteur que l’on avait assignée d’abord au monument, et on la fixa définitivement à 169 mètres, puis on reprit toute la fondation en sous-œuvre. On élargit considérablement la base en établissant au pourtour de nouveaux massifs de béton, descendus plus profondément. C’est seulement en 1880, qu’après de grandes difficultés vaincues, on reprit les travaux de la partie supérieure. Ils avancèrent depuis très régulièrement à raison de 30 mètres environ d’élévation par année, et l’ouvrage fut inauguré le 21 février 1885. Le Panthéon qui devait décorer l’édifice avait été ajourné, en raison de la dépense considérable qu’il devait entraîner. L’ensemble des recherches menées sur ce sujet par Eiffel, le conduisit à considérer comme réalisable à l’aide d’études approfondies, l’avant-projet que deux de ses plus distingués collaborateurs, Émile Nouguier et Maurice Kœchlin, ingénieurs, lui présentèrent pour l’édification en vue de l’Exposition de 1889 d’un grand pylône de 300 mètres. Cet avant-projet réalisait le problème de la Tour de 1000 pieds. La partie architecturale fut confiée à l’architecte Stephen Sauvestre. Alfred Picard, alors inspecteur général des Ponts et Chaussées, écrira plus tard que cet œuvre colossale devait constituer une éclatante manifestation de la puissance industrielle de notre pays, attester les immenses progrès réalisés dans l’art des constructions métalliques, célébrer l’essor inouï du génie civil au cours de ce siècle [XIXe], attirer de nombreux visiteurs et contribuer largement au succès des grandes assises pacifiques organisées pour le Centenaire de 1789. » Les ouvertures d’Eiffel reçurent un accueil favorable de l’Administration. Lorsque, à la date du 1er mai 1886, Édouard Lockroy, alors ministre du Commerce et de l’Industrie, arrêta le programme du concours pour l’Exposition de 1889, il y inséra l’article suivant Les concurrents devront étudier la possibilité d’élever sur le Champ de Mars une tour en fer à base carrée, de 125 mètres de côté à la base et de 300 mètres de hauteur. Ils feront figurer cette tour sur le plan du Champ de Mars, et, s’ils le jugent convenable, ils pourront présenter un autre plan sans ladite tour. » Le 12 mai était instituée une Commission pour l’étude et l’examen du projet. Le 15 juin, après avoir successivement examiné les projets présentés par Boucher, Bourdais, Henry, Marion, Pochet, Robert, Rouyer et Speyser, la Commission écarta plusieurs d’entre eux comme irréalisables, quelques autres comme insuffisamment étudiés, et finalement, sur proposition d’Alphand, directeur des travaux de la Ville de Paris, déclara à l’unanimité que la tour à édifier en vue de l’Exposition devait offrir un caractère déterminé, qu’elle devait apparaître comme un chef-d’œuvre original d’industrie métallique et que la tour Eiffel semblait seule répondre pleinement à ce but ». Sans parler des sceptiques mettant en doute la possibilité de mener à bien une œuvre si nouvelle et si gigantesque, on avait assisté à une véritable levée de boucliers de la part des artistes. Voici une lettre fort curieuse, au point de vue historique, adressée à Alphand vers le commencement de février 1887, et qui portait la signature des peintres, sculpteurs, architectes et écrivains les plus connus. Nous venons, écrivains, peintres, sculpteurs, architectes, amateurs passionnés de la beauté jusqu’ici intacte de Paris, protester de toutes nos forces, de toute notre indignation, au nom du goût français méconnu, au nom de l’art et de l’histoire français menacés, contre l’érection, en plein cœur de notre capitale, de l’inutile et monstrueuse tour Eiffel, que la malignité publique, souvent empreinte de bon sens et d’esprit de justice, a déjà baptisée du nom de Tour de Babel ». Sans tomber dans l’exaltation du chauvinisme, nous avons le droit de proclamer bien haut que Paris est la ville sans rivale dans le monde. Au-dessus de ses rues, de ses boulevards élargis, le long de ses quais admirables, du milieu de ses magnifiques promenades, surgissent les plus nobles monuments que le génie humain ait enfantés. L’âme de la France, créatrice de chefs-d’œuvre, resplendit parmi cette floraison auguste de pierres. L’Italie, l’Allemagne, les Flandres, si fières à juste titre de leur héritage artistique, ne possèdent rien qui soit comparable au nôtre, et de tous les coins de l’univers Paris attire les curiosités et les admirations. Allons-nous donc laisser profaner tout cela ? La ville de Paris va-t-elle donc s’associer plus longtemps aux baroques, aux mercantiles imaginations d’un constructeur de machines, pour s’enlaidir irréparablement et se déshonorer ? Car la Tour Eiffel, dont la commerciale Amérique elle-même ne voudrait pas, c’est, n’en doutez pas, le déshonneur de Paris. Chacun le sent, chacun le dit, chacun s’en afflige profondément, et nous ne sommes qu’un faible écho de l’opinion universelle, si légitimement alarmée. Enfin, lorsque les étrangers viendront visiter notre Exposition, ils s’écrieront, étonnés Quoi ? C’est cette horreur que les Français ont trouvée pour nous donner une idée de leur goût si fort vanté ? » Ils auront raison de se moquer de nous, parce que le Paris des gothiques sublimes, le Paris de Jean Goujon, de Germain Pilon, de Puget, de Rude, de Barye, etc., sera devenu le Paris de M. Eiffel. Il suffit d’ailleurs, pour se rendre compte de ce que nous avançons, de se figurer un instant une tour vertigineusement ridicule, dominant Paris, ainsi qu’une noire et gigantesque cheminée d’usine, écrasant de sa masse barbare Notre-Dame, la Sainte-Chapelle, la tour Saint-Jacques, le Louvre, le dôme des Invalides, l’Arc de Triomphe, tous nos monuments humiliés, toutes nos architectures rapetissées, qui disparaîtront dans ce rêve stupéfiant. Et pendant vingt ans, nous verrons s’allonger sur la ville entière, frémissante encore du génie de tant de siècles, nous verrons s’allonger comme une tache d’encre l’ombre odieuse de l’odieuse colonne de tôle boulonnée. C’est à vous qui aimez tant Paris, qui l’avez tant embelli, qui l’avez tant de fois protégé contre les dévastations administratives et le vandalisme des entreprises industrielles, qu’appartient l’honneur de le défendre une fois de plus. Nous nous en remettons à vous du soin de plaider la cause de Paris, sachant que vous y dépenserez toute l’énergie, toute l’éloquence, que doit inspirer à un artiste tel que vous l’amour de ce qui est beau, de ce qui est grand, de ce qui est juste. Et si notre cri d’alarme n’est pas entendu, si nos raisons ne sont pas écoutées, si Paris s’obstine dans l’idée de déshonorer Paris, nous aurons du moins, vous et nous, fait entendre une protestation qui honore. » Lockroy, qui, pour être ministre, n’avait rien perdu de son esprit si fin ni de sa verve si mordante, remit une réponse à Alphand, directeur des travaux Les journaux publient une soi-disant protestation à vous adressée par les artistes et les littérateurs français. Il s’agit de la Tour Eiffel, que vous avez contribué à placer dans l’enceinte de l’Exposition Universelle. A l’ampleur des périodes, à la beauté des métaphores, à l’atticisme d’un style délicat et précis, on devine, sans même regarder les signatures, que la protestation est due à la collaboration des écrivains et des poètes les plus célèbres de notre temps. Cette protestation est bien dure pour vous, Monsieur le Directeur des travaux. Elle ne l’est pas moins pour moi. Paris frémissant encore du génie de tant de siècles », dit-elle, et qui est une floraison auguste de pierres parmi lesquelles resplendit l’âme de la France », serait déshonoré si on élevait une tour dont la commerciale Amérique ne voudrait pas ». Cette main barbare », ajoute-t-elle dans le langage vivant et coloré qu’elle emploie, gâtera le Paris des gothiques sublimes », le Paris des Goujon, des Pilon, des Barye, et des Rude. Ce dernier passage vous frappera sans doute autant qu’il m’a frappé, car l’art et l’histoire français », comme dit la protestation, ne m’avaient point appris encore que les Pilon, les Barye, ou même les Rude, fussent des gothiques sublimes. Mais quand des artistes compétents affirment un fait de cette nature, nous n’avons qu’à nous incliner... Ne vous laissez donc pas impressionner par la forme qui est belle, et voyez les faits. La protestation manque d’à-propos. Vous ferez remarquer aux signataires qui vous l’apporteront que la construction de la Tour Eiffel est décidée depuis un an et que le chantier est ouvert depuis un mois. On pouvait protester en temps utile on ne l’a pas fait, et l’indignation qui honore » a le tort d’éclater juste trop tard. J’en suis profondément peiné. Ce n’est pas que je craigne pour Paris. Notre-Dame restera Notre-Dame et l’Arc de Triomphe restera l’Arc de Triomphe. Mais j’aurais pu sauver la seule partie de la grande ville qui fût sérieusement menacée cet incomparable carré de sable qu’on appelle le Champ de Mars, si digne d’inspirer les poètes et de séduire les paysagistes. Vous pouvez exprimer ce regret à ces Messieurs. Ne leur dites pas qu’il est pénible de ne voir attaquer l’Exposition que par ceux qui devraient la défendre ; qu’une protestation signée de noms si illustres aura du retentissement dans toute l’Europe et risquera de fournir un prétexte à certains étrangers pour ne point participer à nos fêtes ; qu’il est mauvais de chercher à ridiculiser une œuvre pacifique à laquelle la France s’attache avec d’autant plus d’ardeur, à l’heure présente, qu’elle se voit plus injustement suspectée au dehors. De si mesquines considérations touchent un ministre elles n’auraient point de valeur pour des esprits élevés que préoccupent avant tout les intérêts de l’art et l’amour du beau. Ce que je vous prie de faire, c’est de recevoir la protestation et de la garder. Elle devra figurer dans les vitrines de l’Exposition. Une si belle et si noble prose signée de noms connus dans le monde entier ne pourra manquer d’attirer la foule et, peut-être, de l’étonner. » Gustave Eiffel écrira plus tard que cette page bien française a dû étonner quelque peu les expéditionnaires du Ministère ; la correspondance administrative n’est malheureusement d’ordinaire ni si vive, ni si gaie, ni si spirituelle ; sa sévérité s’accommode mal à nos vieilles traditions gauloises. Si M. Lockroy pouvait faire école, l’exercice des fonctions publiques serait moins monotone et certainement mieux apprécié. Le Ministre avait su mettre les rieurs de son côté. Son procès était gagné. » Eiffel répondit à la pétition des artistes, dans un entretien avec Paul Bourde qui fut reproduit dans le journal Le Temps Quels sont les motifs que donnent les artistes pour protester contre l’érection de la Tour ? Qu’elle est inutile et monstrueuse ! Nous parlerons de l’utilité tout à l’heure. Ne nous occupons pour le moment que du mérite esthétique sur lequel les artistes sont plus particulièrement compétents. Je voudrais bien savoir sur quoi ils fondent leur jugement. Car, remarquez-le, Monsieur, cette Tour, personne ne l’a vue et personne, avant qu’elle ne soit construite, ne pourrait dire ce qu’elle sera. On ne la connaît jusqu’à présent que par un simple dessin géométral ; mais, quoiqu’il ait été tiré à des centaines de mille exemplaires, est-il permis d’apprécier avec compétence l’effet général artistique d’un monument d’après un simple dessin, quand ce monument sort tellement des dimensions déjà pratiquées et des formes déjà connues ? Et, si la Tour, quand elle sera construite, était regardée comme une chose belle et intéressante, les artistes ne regretteraient-ils pas d’être partis si vite et si légèrement en campagne ? Qu’ils attendent donc de l’avoir vue pour s’en faire une juste idée et pouvoir la juger. Je vous dirai toute ma pensée et toutes mes espérances. Je crois, pour ma part, que la Tour aura sa beauté propre. Parce que nous sommes des ingénieurs, croit-on donc que la beauté ne nous préoccupe pas dans nos constructions et qu’en même temps que nous faisons solide et durable, nous ne nous efforçons pas de faire élégant ? Est-ce que les véritables conditions de la force ne sont pas toujours conformes aux conditions secrètes de l’harmonie ? Le premier principe de l’esthétique architecturale est que les lignes essentielles d’un monument soient déterminées par la parfaite appropriation à sa destination. Or, de quelle condition ai-je eu, avant tout, à tenir compte dans la Tour ? De la résistance au vent. Eh bien ! je prétends que les courbes des quatre arêtes du monument telles que le calcul les a fournies, qui, partant d’un énorme et inusité empâtement à la base, vont en s’effilant jusqu’au sommet, donneront une grande impression de force et de beauté ; car elles traduiront aux yeux la hardiesse de la conception dans son ensemble, de même que les nombreux vides ménagés dans les éléments mêmes de la construction accuseront fortement le constant souci de ne pas livrer inutilement aux violences des ouragans, des surfaces dangereuses pour la stabilité de l’édifice. Il y a, du reste, dans le colossal une attraction, un charme propre, auxquels les théories d’art ordinaires ne sont guère applicables. Soutiendra-t-on que c’est par leur valeur artistique que les Pyramides ont si fortement frappé l’imagination des hommes ? Qu’est-ce autre chose, après tout, que des monticules artificiels ? Et pourtant, quel est le visiteur qui reste froid en leur présence ? Qui n’en est pas revenu rempli d’une irrésistible admiration ? Et quelle est la source de cette admiration, sinon l’immensité de l’effort et la grandeur du résultat ? La Tour sera le plus haut édifice qu’aient jamais élevé les hommes. Ne sera-t-elle donc pas grandiose aussi à sa façon ? Et pourquoi ce qui est admirable en Égypte deviendrait-il hideux et ridicule à Paris ? Je cherche et j’avoue que je ne trouve pas. La protestation dit que la Tour va écraser de sa grosse masse barbare Notre-Dame, la Sainte-Chapelle, la tour Saint-Jacques, le Louvre, le dôme des Invalides, l’Arc de Triomphe, tous nos monuments. Que de choses à la fois ! Cela fait sourire, vraiment. Quand on veut admirer Notre-Dame, on va la voir du parvis. En quoi du Champ de Mars la Tour gênera-t-elle le curieux placé sur le parvis Notre-Dame, qui ne la verra pas ? C’est d’ailleurs une des idées les plus fausses, quoique des plus répandues, même parmi les artistes, que celle qui consiste à croire qu’un édifice élevé écrase les constructions environnantes. Tour de 300 mètres projetéepour l’Exposition de 1889 Regardez si l’Opéra ne paraît pas plus écrasé par les maisons du voisinage, qu’il ne les écrase lui-même. Allez au rond-point de l’Étoile, et parce que l’Arc de Triomphe est grand, les maisons de la place ne vous en paraîtront pas plus petites. Au contraire, les maisons ont bien l’air d’avoir la hauteur qu’elles ont réellement, c’est-à-dire à peu près quinze mètres, et il faut un effort de l’esprit pour se persuader que l’Arc de Triomphe en mesure quarante-cinq, c’est-à-dire trois fois plus. Donc, pour ce qui est de l’effet artistique de la Tour, personne n’en peut juger à l’avance ; la grandeur de la base m’étonne moi-même, aujourd’hui que les fondations commencent à sortir de terre. Quant au préjudice qu’elle portera aux autres monuments de Paris, ce sont là des mots. Reste la question d’utilité. Ici, puisque nous quittons le domaine artistique, il me sera bien permis d’opposer à l’opinion des artistes, celle du public. Je ne crois point faire preuve de vanité en disant que jamais projet n’a été plus populaire ; j’ai tous les jours la preuve qu’il n’y a pas dans Paris de gens, si humbles qu’ils soient, qui ne le connaissent et ne s’y intéressent. A l’étranger même, quand il m’arrive de voyager, je suis étonné du retentissement qu’il a eu. Quant aux savants, les vrais juges de la question d’utilité, je puis dire qu’ils sont unanimes. Non seulement la Tour promet d’intéressantes observations pour l’astronomie, la météorologie et la physique, non seulement elle permettra en temps de guerre de tenir Paris constamment relié au reste de la France, mais elle sera en même temps la preuve éclatante des progrès réalisés en ce siècle par l’art des ingénieurs. C’est seulement à notre époque, en ces dernières années, que l’on pouvait dresser des calculs assez sûrs et travailler le fer avec assez de précision pour songer à une aussi gigantesque entreprise. N’est-ce rien pour la gloire de Paris que ce résumé de la science contemporaine soit érigé dans ses murs ? La protestation gratifie la Tour d’ odieuse colonne de tôle boulonnée ». Je n’ai point vu ce ton de dédain sans une certaine impression irritante. Il y a parmi les signataires des hommes qui ont toute mon admiration ; mais il y en a beaucoup d’autres qui ne sont connus que par des productions de l’art le plus inférieur ou par celles d’une littérature qui ne profite pas beaucoup au bon renom de notre pays. M. de Vogüé, dans un récent article de la Revue des Deux Mondes, après avoir constaté que dans n’importe quelle ville d’Europe où il passait, il entendait répéter les plus ineptes chansons alors à la mode dans nos cafés-concerts, se demandait si nous étions en train de devenir les Græculi du monde contemporain. Il me semble que n’eût-elle pas d’autre raison d’être que de montrer que nous ne sommes pas simplement le pays des amuseurs, mais aussi celui des ingénieurs et des constructeurs qu’on appelle de toutes les régions du monde pour édifier les ponts, les viaducs, les gares et les grands monuments de l’industrie moderne, la Tour Eiffel mériterait d’être traitée avec considération. » Les objections les plus fréquemment mises en avant étaient que la construction elle-même était impossible, que jamais on ne pourrait lui donner une résistance capable de s’opposer à la violence du vent ; que même y arrivât-on sur le papier, on ne trouverait pas d’ouvriers capables de travailler à cette hauteur, les difficultés devant être encore aggravées par les énormes oscillations que prendrait cette colossale tige de fer sous l’effet des vents. Mais Eiffel, ayant bien davantage à lutter contre cette objection sans cesse renaissante de l’inutilité de la Tour qui était la tarte à la crème courante, ne cessait de répéter Connue du monde entier, la Tour a frappé l’imagination de tous en leur inspirant le désir de visiter les merveilles de l’Exposition, et il est indiscutable qu’elle a excité un intérêt et une curiosité universels. Étant la plus saisissante manifestation de l’art des constructions métalliques par lesquelles nos ingénieurs se sont illustrés en Europe, elle est une des formes les plus frappantes de notre génie national moderne. En dehors de ces premiers résultats, dont l’importance matérielle et morale est capitale dans la circonstance, il n’est pas douteux que les visiteurs qui seront transportés au sommet de la Tour auront un vif plaisir à contempler sans danger et d’une plate-forme solide, le magnifique panorama qui les entourera. A leurs pieds, ils verront la grande ville avec ses innombrables monuments, ses avenues, ses clochers et ses dômes, la Seine qui l’entoure comme un long ruban d’argent ; plus loin, les collines qui lui forment une ceinture verdoyante, et par-dessus ces collines, un immense horizon d’une étendue de 180 kilomètres. On aura autour de soi un site d’une beauté incomparable et nouvelle, devant lequel chacun sera vivement impressionné par le sentiment des grandeurs et des beautés de la nature, en même temps que par la puissance de l’effort humain. Ces spectacles ne sont-ils pas de ceux qui élèvent l’âme ? La Tour aura en outre des applications très variées, soit au point de vue de notre défense nationale, soit dans le domaine de la science. » Max de Nansouty appuyait dès 1889 ce point de vue, écrivant dans son Historique et description de la Tour Eiffel de 300 mètres En cas de guerre ou de siège, on pourrait, du haut de la Tour, observer les mouvements de l’ennemi dans un rayon de plus de 70 kilomètres, et cela par-dessus les hauteurs qui entourent Paris, et sur lesquelles sont construits nos nouveaux forts de défense. Si l’on eût possédé la Tour pendant le siège de Paris en 1870, avec les foyers électriques intenses dont elle sera munie, qui sait si les chances de la lutte n’eussent pas été profondément modifiées ? Vue générale de l’exposition universelle de Paris, 1889 La Tour serait la communication constante et facile entre Paris et la province à l’aide de la télégraphie optique, dont les procédés ont atteint une si remarquable perfection. » Eiffel avançait en outre d’autres avantages de sa Tour Elle est elle-même à une distance telle des forts de défense qu’elle est absolument hors de portée des batteries de l’ennemi. Elle sera, enfin, un observatoire météorologique merveilleux, dans lequel on pourra étudier utilement, au point de vue de l’hygiène et de la science, la direction et la violence des courants atmosphériques, l’état et la composition chimique de l’atmosphère, son électrisation, son hygrométrie, la variation de température à diverses hauteurs, etc. Comme observations astronomiques, la pureté de l’air à cette grande hauteur et l’absence des brumes basses qui recouvrent le plus souvent l’horizon de Paris, permettront de faire un grand nombre d’observations d’astronomie physique, souvent impossibles dans notre région. Il faut encore y ajouter l’étude de la chute des corps dans l’air, la résistance de l’air sous différentes vitesses, l’étude de la compression des gaz ou des vapeurs sous la pression d’un immense manomètre à mercure de 400 atmosphères, et toute une série d’expériences physiologiques du plus haut intérêt. Ce sera donc pour tous un observatoire et un laboratoire tels qu’il n’en aura jamais été mis d’analogue à la disposition de la science. C’est la raison pour laquelle, dès le premier jour, tous nos savants m’ont encouragé par leurs plus hautes sympathies. » Quant au choix de l’emplacement de la Tour, Alfred Picard l’évoquait dans son Rapport général. De graves objections étaient faites au choix du Champ de Mars. Était-il rationnel de construire la Tour dans le fond de la vallée de la Seine ? Ne valait-il pas mieux la placer sur un point élevé, sur une éminence, qui lui servirait en quelque sorte de piédestal et en augmenterait le relief ? Ce gigantesque pylône n’allait-il pas écraser les palais du Champ de Mars ? Convenait-il d’édifier un monument définitif dans l’emplacement où seraient sans aucun doute organisées les expositions futures, de s’astreindre ainsi à le faire nécessairement entrer dans le cadre de ces expositions, alors que la nouveauté des installations est l’un des éléments essentiels, sinon l’élément primordial du succès ? Mais en éloignant la Tour, on eût tout à la fois compromis le succès financier de l’entreprise et perdu une forte part du bénéfice qu’elle devait apporter à l’Exposition de 1889. Il ne restait donc à choisir qu’entre le Champ de Mars et la place du Trocadéro. L’adoption de ce dernier emplacement n’eût fait gagner qu’une hauteur de 25 mètres environ, chiffre bien minime relativement aux 300 mètres de la Tour ; elle aurait donné lieu aux plus sérieuses difficultés pour l’assiette des fondations sur un sol profondément excavé par les anciennes carrières de Paris ; enfin le contact immédiat du monument avec le palais du Trocadéro eût certainement produit un effet désastreux. Il fallut accepter le Champ de Mars. Du reste, à côté de ses inconvénients, cette solution avait de réels avantages ; elle permettait notamment d’utiliser la Tour comme entrée monumentale de l’Exposition, en face du pont d’Iéna, d’éviter par suite la construction d’une entrée spéciale et de réaliser de ce chef une grosse économie. Les plus célèbres parmi les signataires de la protestation relatée plus haut, s’empressèrent, une fois l’œuvre achevée et consacrée par le succès, de témoigner à Eiffel leur regret d’avoir cédé aux importunités de ceux qui colportaient ce ridicule factum » et d’y avoir donné leur signature. Télécharger l'article Télécharger l'article La tour Eiffel est l’un des monuments les plus reconnaissables de Paris. Même si c’est un élément d’architecture plutôt difficile à dessiner, vous pouvez facilement y arriver avec un peu de pratique. Il va être plus facile de le faire en la dessinant de face, mais vous pouvez aussi rendre votre dessin plus impressionnant en la dessinant en trois dimensions. Avec un peu de patience et d’entrainement, vous pourrez la dessiner sans aucune aide ! 1 Dessinez une ligne de guide droite au milieu de la feuille. Posez la feuille à la verticale pour pouvoir dessiner la tour sur toute la hauteur. Utilisez un crayon et une règle pour dessiner une ligne verticale droite au milieu de la page dont vous vous servirez pour vous guider. Puisque la tour Eiffel est symétrique, elle aura la même apparence des deux côtés de la ligne. Assurez-vous de laisser un petit espace entre le haut et le bas de la page au niveau de la ligne centrale pour avoir suffisamment d’espace pour dessiner la pointe et les jambes de la tour [1] . N’appuyez pas trop fort sur le crayon pour pouvoir effacer facilement les traits si vous faites une erreur. Vous pouvez aussi poser la feuille à l’horizontale, mais vous ne pourrez pas dessiner une tour aussi haute que vous pourriez le faire avec la feuille à la verticale. 2 Posez un carré avec un triangle en haut de la ligne. Le haut de la tour Eiffel possède une plateforme d’observation et une antenne en forme de carré et de triangle lorsque vous regardez la tour de face. Dessinez-y un petit carré de la taille de l’ongle de votre pouce en haut avec la ligne centrale qui passe au milieu. Une fois que vous l’avez dessiné, mettez un triangle avec une pointe longue en haut pour l’antenne [2] . Ne dessinez pas un carré et un triangle trop grands ou vous n’aurez pas la place de dessiner le reste de la tour avec les bonnes proportions. 3Esquissez deux rectangles horizontaux perpendiculaires à la ligne. Trouvez le milieu de la ligne de guide et dessinez un rectangle horizontal fin d’environ le double de la largeur du carré. Ensuite, trouvez le milieu entre ce rectangle et le bas de la ligne pour savoir où positionner le deuxième rectangle. Dessinez-le et faites-le deux fois plus long que le premier [3] . 4 Tracez les côtés. Dessinez des courbes depuis les coins du carré vers les coins du rectangle du bas. Posez le crayon sur l’un des coins en bas du carré supérieur. Dessinez une courbe vers le bas qui passe par le coin supérieur du rectangle supérieur et qui se termine dans le coin supérieur du rectangle inférieur. Recommencez depuis l’autre coin inférieur du carré sur le côté opposé de la tour [4] . Ne dessinez pas les courbes jusqu’au bas de la page, car les jambes de la tour sont plus droites. 5 Dessinez des courbes parallèles aux premières depuis le centre. Commencez les lignes à environ un tiers de la moitié inférieure de la ligne du guide en partant du haut. Dessinez une ligne sur l’un des côtés de la ligne de guide qui suit la même courbe que la ligne que vous venez de dessiner. Terminez la courbe à environ un tiers de la distance vers le bout du rectangle inférieur. Dessinez une autre courbe sur le côté opposé de la ligne de guide qui suit la courbe sur ce côté [5] . Ne vous inquiétez pas si les courbes ne sont pas parfaitement parallèles l’une à l’autre, car la tour Eiffel devient plus large vers le bas. 6 Dessinez des lignes à 45 degrés depuis le rectangle inférieur. Commencez par la première sur l’un des coins inférieurs du rectangle inférieur et tracez-la vers le bas en vous éloignant de la ligne de guide. Une fois que le bout est aligné avec le bas de la ligne de guide centrale, arrêtez de courber la ligne. Commencez l’autre ligne courbée à un tiers de la distance depuis le bas du rectangle. Lorsque les bouts des angles sont alignés, reliez-les avec une ligne horizontale droite. Recommencez le processus de l’autre côté de la tour [6] . Souvenez-vous que la tour Eiffel est symétrique, c’est pourquoi le côté gauche et le côté droit doivent être les mêmes une fois que vous avez terminé. 7 Ajoutez une courbe à l’envers entre les jambes pour les relier. La tour Eiffel possède un arc de soutien entre ses jambes pour la faire tenir. Commencez la courbe à environ un tiers de la longueur de la jambe en partant du haut et dessinez un arc qui remonte vers le milieu du rectangle inférieur. Pour relier les deux jambes, tracez un arc symétrique des deux côtés de la ligne de guide centrale [7] . Ne faites pas toucher l’arc et le bas du rectangle. 8Dessinez des lignes horizontales pour les poutres. Commencez en haut de la tour et descendez petit à petit vers les jambes pour les espacer en rectangles de taille égale. Au fur et à mesure que vous vous approchez du bas, laissez un peu plus d’espace entre les lignes horizontales pour les espacer un peu plus. Lorsque vous avez terminé, les jambes devraient contenir trois à quatre rectangles, la zone entre les plateformes d’observation devrait en avoir trois ou quatre et la zone entre la plateforme d’observation supérieure et l’antenne devrait en contenir entre quinze et seize [8] . Conseil assurez-vous que les lignes horizontales se trouvent au même endroit des deux côtés de la tour ou elle n’aura plus l’air symétrique. 9 Dessinez un X dans chaque rectangle des poutres. Tracez une croix entre chaque ligne que vous venez de dessiner pour ajouter un support croisé aux poutres de la tour. Assurez-vous que le centre du X se trouve bien au milieu de chaque rectangle pour obtenir l’apparence correcte. Une fois que vous avez rempli tous les rectangles, votre tour Eiffel est terminée [9] ! Vous pouvez aussi ajouter de petites croix le long des plateformes d’observation et en bas de l’arc si vous voulez ajouter plus de détails au dessin. 10Et voilà, c'est terminé ! Publicité 1Dessinez une ligne droite au milieu de la feuille. Vous pouvez tourner votre feuille à la verticale ou à l’horizontale lorsque vous commencez le dessin. Tracez sans appuyer trop fort avec le crayon pour dessiner la ligne de guide. Assurez-vous de laisser un petit espace en haut et en bas de la feuille pour avoir suffisamment d’espace pour les détails à ajouter plus tard [10] . 2 Esquissez des courbes de chaque côté de la ligne. Commencez une des courbes sur la droite de la ligne de guide que vous avez dessinée plus tôt. Laissez un petit espace entre cette ligne et le bout de la courbe. Au fur et à mesure que la ligne se rapproche du bas de la feuille, éloignez de plus en plus la courbe de cette ligne. Créez une autre courbe symétrique à la première de l’autre côté de la ligne médiane. Votre dessin devrait maintenant ressembler à un triangle avec des bords courbés [11] . Le point de vue du dessin donnera l’impression de se trouver en bas de la tour Eiffel et de regarder vers le haut. 3 Faites des rectangles horizontaux pour diviser la ligne médiane en trois. Mesurez un tiers de la longueur de la ligne de guide depuis le haut et dessinez un rectangle horizontal étroit qui dépasse légèrement des lignes courbées de chaque côté. Ensuite, mesurez le deuxième tiers de la ligne centrale pour savoir où placer le prochain rectangle. Dessinez-en un deuxième deux fois plus long et large que le premier pour donner l’impression qu’il est plus proche de vous [12] . Les rectangles représentent le bas des plateformes d’observation de la tour Eiffel. 4Mettez deux courbes à l’envers pour les jambes. Les courbes du bas, sous le rectangle inférieur, vont décrire un arc qui relie les jambes de la tour. Commencez depuis la ligne centrale sous le rectangle inférieur et dessinez une ligne courbe jusqu’à ce qu’elle se retrouve parallèle à la première courbe que vous avez dessinée sur le côté. Recommencez les mêmes étapes de l’autre côté de la tour pour que l’arc soit bien symétrique. Dessinez une autre ligne courbe juste en dessous de la première pour lui donner l’apparence d’une voute [13] . 5 Dessinez un triangle avec des bords courbés. Il va dépasser le rectangle supérieur. Commencez par la base du triangle en haut du rectangle inférieur à environ un tiers de la distance de chaque bout. Faites une ligne courbée depuis le rectangle inférieur parallèle à la courbe extérieure de la tour pour qu’elle traverse le rectangle supérieur. Terminez la ligne au milieu entre le rectangle supérieur et le bas de la ligne de guide. Dessinez l’autre côté du triangle qui part du côté opposé pour former une pointe en haut [14] . Vous pouvez commencer par tracer les lignes depuis le rectangle si vous le souhaitez. N’oubliez pas de les effacer pour qu’elles ne soient pas visibles sur votre dessin final. 6 Ajoutez des lignes droites horizontales pour les poutres. Une fois que vous avez la base de la structure, commencez à y ajouter les poutres de support. Commencez en haut de la tour et dessinez des lignes droites horizontales depuis l’une des lignes courbées vers l’autre pour dessiner de petits rectangles. Faites en sorte que ces lignes soient rapprochées en haut et espacez-les petit à petit au fur et à mesure que vous vous rapprochez du bas pour donner l’impression qu’elles sont plus proches de vous [15] . Une fois que vous avez terminé, il y aura entre quinze et seize lignes entre l’antenne et la plateforme d’observation supérieure, trois à quatre lignes entre les deux plateformes d’observation et entre trois et quatre lignes sur chaque jambe. 7Faites des X entre chaque poutre. Ajoutez une croix entre chaque ligne horizontale que vous venez de dessiner pour faire des supports de poutre. Assurez-vous que les bouts des croix rejoignent les coins des rectangles pour donner l’impression qu’ils sont soudés à la tour [16] . Conseil dessinez les lignes des X sans trop appuyer vers le haut de la tour et appuyez plus fort en vous rapprochant du bas. Cela permettra de renforcer l’illusion de perspective. 8 Esquissez les lignes des voutes pour ajouter des supports. La direction des lignes que vous dessinez dépend de leur position sur l’arc, car vous les dessinez en trois dimensions. Commencez par dessiner une ligne verticale droite entre deux courbes de l’arc le long de la ligne de guide centrale. Si vous ajoutez des lignes le long de l’arc, donnez-leur un angle vers le milieu. Les lignes vers le bas de l’arc vont être presque horizontales. Une fois que vous avez terminé, vous devriez vous retrouver avec six lignes espacées uniformément de chaque côté de la ligne de guide [17] . Si vous voulez donner plus de profondeur à votre dessin, ajoutez de petits rectangles au lieu de lignes simples. De cette manière, les supports auront aussi l’air en trois dimensions. 9Ajoutez un cube arrondi en haut de la tour pour l’antenne. En haut de la tour, dessinez un carré avec des coins arrondis qui dépasse légèrement du bout. Ne dessinez pas par-dessus d’autres lignes de la tour que vous avez déjà dessinées ou votre dessin aura l’air trop encombré. Une fois que vous avez ajouté la pointe de l’antenne, vous avez terminé [18] ! 10Admirez votre travail ! Publicité Conseils Regardez des photos de la tour Eiffel pour vous en inspirer et vous en servir de modèles. Si vous ne vous sentez pas assez sûre de vous pour dessiner la tour Eiffel à main levée, vous pouvez commencer par copier les formes d’une photo pour avoir une idée des formes et des lignes nécessaires. Publicité Éléments nécessaires Du papier Une règle Un crayon Une gomme À propos de ce wikiHow Cette page a été consultée 109 070 fois. Cet article vous a-t-il été utile ?

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